Gérard Butler Il évolue généralement en terrain connu, presque toujours lié au cinéma d’action le plus commercial, mais il ose de temps en temps des propositions beaucoup plus risquées. C’est le cas de Le manuscrit de Dantele dernier film Julien Schnabel (le même derrière La combinaison de plongée et le papillon o Van Gogh, aux portes de l’éternité), qui adapte le roman de Nick Tosches et qui vient de sortir en Netflix avec un résultat catastrophique.
Un postulat ambitieux : la mafia, les manuscrits et Dante Alighieri
L’intrigue entremêle deux époques très différent. D’une part, dans son intégralité New York contemporainun manuscrit original supposé de La Divine Comédie apparaît entre les mains du mafiaqui recrute le chercheur Entaille pour confirmer son authenticité, ce qui finit par l’amener à le voler et plonger dans un monde violent dont vous ne saurez pas comment sortir facilement. En même temps, nous voyageons vers 14ème siècle connaître le sien Dantepiégé dans un mariage sans amour alors qu’il s’enfuit en Sicile et écrit l’œuvre qui le rendra immortel, inspiré par son amour impossible pour Béatriz.
Une distribution étonnante qui n’a servi à rien
Sur le papier, tout annonçait une bombe : outre Butler, le film rassemble Oscar Isaac (qui joue un double rôle), Gal Gadot, Jason Momoa, Al Pacino oui John Malkovitchescroquer Martin Scorsese produire et même se placer devant la caméra. une affiche plus que suffisant pour susciter l’attente, et malgré tout, le succès après son arrivée sur Netflix le 24 juin a été capital.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le film n’a même pas touché le top 10 plateforme hebdomadaire, restant en dessous du 2,7 millions de vues au cours de sa première semaine, et dans la grande majorité des pays, il n’a jamais réussi à se faufiler sur cette liste (il n’y est parvenu, de manière anecdotique, qu’en Ukraine et en Roumanie).
Et comme si le désintérêt du public ne suffisait pas, il ne peut pas se targuer d’être cette sorte de « joyau incompris » qui au moins triomphe auprès de la critique : en Tomates pourries reste avec un homme pauvre 29% sur le Tomatomètre (la note du critique spécialisé) et un 44% sur le Popcornmeter (celui du grand public), plusieurs médias internationaux le qualifiant directement d’excessif, chaotique et prétentieux, allant même jusqu’à le comparer à Mégalopole de Coppola pour son ambition excessive et son manque de cohésion.